L'innovation au cœur de la stratégie de Siemens-Alstom pour concurrencer CRRC
La nouveau groupe ferroviaire franco-allemand Siemens-Alstom s’efforcera de faire concurrence au géant chinois CRRC non sur les prix mais sur l’innovation.
La création du nouveau groupe, qui sera détenu à 50% par l’allemand Siemens, vise notamment à mettre sur pied un champion européen capable de faire front au chinois CRRC, dont les prix sont beaucoup plus compétitifs.
Il est prévu que l’actuel PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, prenne la direction de la nouvelle entité. “Nous n’allons pas faire de la concurrence à CRRC sur le prix, nous allons faire de la concurrence à CRRC grâce à notre innovation”, a-t-il déclaré à France Inter. “Et c’est en cela que l’addition des experts de Siemens et d’Alstom (…) est absolument indispensable, pour pouvoir apporter sur le marché de la technologie innovante.”
Il a réaffirmé que l’accord de fusion comprenait un engagement à maintenir l’emploi des activités ferroviaires d’Alstom en France pendant quatre ans et à ne pas fermer ses sites français pendant la même période, à compter de la conclusion effective de l’opération, dans environ une année.
“Les quatre ans sont là pour donner une visibilité (…) Quatre ans c’est la période de transition”, a-t-il dit.

