Une SNCF sans émission de CO2 en 2035
Le ferroviaire, transport le plus propre, peut encore s'améliorer. Son objectif "zéro émissions", fixé à 2050, a été rapproché à 2035.
Le ferroviaire est incontestablement le mode de transport le plus propre, celui qui émet le moins de gaz à effet de serre et de particules fines. Quand un TGV émet 13 grammes de CO2 par kilomètre, et les TER et Intercités 43 g, un vol domestique émet 145 g et une voiture essence 135 g.
Pourtant, le ferroviaire doit faire encore mieux. Alors que l’objectif initial était d’atteindre le “zéro émission” en 2050, l’échéance a été ramenée à 2035. Il faut alors bannir les locomotives à moteur thermique. Et 20 % des 17 000 trains qui circulent quotidiennement roulent encore au diesel. Quand les 700 autorails qui arrivent à mi-vie vont rentrer en atelier dans les technicentres de la SNCF, ce sera le moment de changer la motorisation. Un premier projet consiste à passer à une motorisation hybride sur le mode de la Prius de Toyota, mais cette solution ne pourrait être que provisoire.
L’hydrogène mis en avant
L’avenir est donc lié à deux technologies. La première est développée par le canadien Bombardier avec un train équipé de batteries. Cette technologie permet de n’électrifier que partiellement une ligne, afin que le train se recharge sur le mode du biberonnage appliqué aux tramways. La Deutsche Bahn doit tester un prototype dès cette année dans le sud de l’Allemagne. En France, la SNCF et les régions envisagent de tester cette solution.
Mais c’est l’hydrogène qui est aujourd’hui mis en avant. “Nous travaillons avec le gouvernement et les régions françaises pour avoir, d’ici deux à trois ans, un train qui roule sur le réseau français. Nous allons pouvoir sauter des étapes, car la technologie fonctionne et a déjà fait ses preuves en Allemagne”, indique-t-on chez Alstom. Le constructeur français exploite depuis septembre 2018 une ligne dans le nord de l’Allemagne. Le rapport du député Benoît Simian (LREM), rendu public le 22 novembre 2018, préconise d’aider financièrement le développement des trains à hydrogène en utilisant une partie des fonds prévus pour l’électrification de certaines voies ferrées dans les contrats de plan État-régions.
Source: Capital

