L’hydrogène au service du rêve ferroviaire dans l’Okanagan
Une technologie mise au point en Colombie-Britannique utilisée par une firme européenne pourrait bien propulser un nouveau système léger sur rail (SLR) dans l'Okanagan, selon un ingénieur.
L’ingénieur Holger Busche, de Hambourg, en Allemagne, soutient qu’un nouveau train alimenté par une pile à l’hydrogène, permettrait de relier les communautés de l’Okanagan sans émissions de gaz à effet de serre et sans nécessiter la coûteuse installation de câbles électriques.
C’est ce nouveau véhicule que M. Busche a présenté lors d’une conférence au Centre d’innovation de Kelowna. « Ce train n’émet que de l’eau, juste de la vapeur », explique-t-il.
Une technologie locale
Les piles à l’hydrogène produisent de l’électricité grâce à une réaction chimique électrogène lorsque l’hydrogène est mélangé à de l’oxygène.
Selon Holger Busche, les deux trains à l’hydrogène déjà en service dans les environs de Hambourg fonctionnent avec une technologie mise au point en Colombie-Britannique.
Les deux engins fabriqués par l’entreprise Alstom offrent un service aux passagers depuis septembre et fonctionnent bien, selon l’ingénieur.
« On entend les gens parler [fort] dans le train parce qu’ils ont l’habitude de crier plus fort que le bruit du moteur au diésel », explique-t-il.
Bon pour l’Okanagan?
Selon Holger Busche, la vallée de l’Okanagan est l’endroit idéal pour tester les trains à l’hydrogène puisqu’il n’y a aucune infrastructure préexistante.
Le principal avantage est que le système ne nécessite que l’installation des voies ferrées requises pour un train léger, mais sans exiger l’ajout d’un système d’alimentation électrique.
Il s’agit, selon lui, d’un système économique qui pourrait désengorger le réseau routier, tout en coûtant moins cher en infrastructures qu’un train régulier.

