Alstom signe un contrat de 160 millions d’euros pour fournir les trains de la future ligne CDG Express
L’entreprise ferroviaire vient d’annoncer qu’un contrat à hauteur de 160 millions d’euros venait d’être signé dans l’optique de fournir 13 trains qui circuleront sur la future ligne CDG Express. Le projet sortira de terre à horizon 2025.
Le constructeur ferroviaire Alstom a annoncé jeudi avoir signé un contrat de 160 millions d’euros pour fournir les 13 trains qui circuleront sur la future ligne CDG Express entre Paris et l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.
Le matériel Alstom faisait partie du dossier présenté par le groupement Hello Paris – constitué de Keolis (groupe SNCF) et RATP Dev —, choisi en novembre pour exploiter cette liaison face au groupe Transdev.
Les rames de type « Coradia Polyvalent » seront une déclinaison, adaptée pour la desserte aéroportuaire, d’un modèle déjà éprouvé par la SNCF pour des liaisons régionales. Elles seront assemblées à Reichshoffen, près de Strasbourg.
Créations d’emplois en vue
« Fabriqué en France, ce train sera l’une des vitrines du savoir-faire français, que des millions de voyageurs découvriront en arrivant et en quittant l’aéroport Charles-de-Gaulle, et c’est une grande fierté pour l’ensemble de nos collaborateurs », a commenté dans un communiqué Jean-Baptiste Eyméoud, le président d’Alstom France.
En tout, ce projet représente 400 emplois directs chez Alstom et 1 200 emplois indirects dans la filière ferroviaire française, a relevé le groupe.
Le groupement Hello Paris a signé le contrat d’exploitation du futur CDG Express le 18 juillet. Il devra exploiter la ligne pendant quinze ans à compter de sa mise en service, prévue fin 2025.
Une ligne reliant Gare de l’Est au terminal 2 de Roissy
Longue de 32 km, la liaison nouvelle doit être construite par une société associant ADP, SNCF Réseau et la Caisse des dépôts, grâce à un prêt de l’État.
Elle doit relier la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy, en vingt minutes, avec des trains circulant tous les quarts d’heure, de 05 h à minuit.
Le projet a été critiqué par de nombreux élus et usagers franciliens, qui ont fustigé un « train des riches » alors que leurs trains de banlieue tardent à être rénovés. Face à cette fronde, le gouvernement a préféré retarder la mise en service à fin 2025, quitte à rater le rendez-vous des Jeux olympiques, afin que les travaux ne soient pas trop pénalisants.
ouest-france.fr

