ITALFERR a été chargée d’une étude sur le moyen d’interconnecter les réseaux ferrés de 21 pays1 appartenant à la Ligue Arabe sur le même modèle que les études menées en Europe pour déterminer les chaînons manquants. Cette étude concerne les pays d’Afrique du Nord, y compris la Lybie et l’Egypte, plus ceux de la péninsule arabique et du golf persique. Il s’agit de pas moins de 31000 km de voies ferrées dont 8844 km à l’écartement standard, 1 977 km à l’écartement étroit, 1 503 km en cours de construction et 20000 km de voies manquantes. C’est donc une situation complexe à laquelle nous devons faire face car non homogène. Pour cela, nous avons mis sur pied un groupe d’étude spécifique, une équipe projet. Celle-ci doit tenir compte des diverses études déjà menées par le passé, notamment celle de 2002 financée par l’Union Arabe des Chemins de fer qui visait à mettre en évidence les 10 connexions importantes pour relier les réseaux du Maghreb et du Mashreq et les actions préconisées en 2003 par l’ESCWA2 pour la mise en place d’une liaison internationale entre les pays arabes du Mashreq qui cette fois-ci a mis l’accent sur les 16 connexions nécessaires pour faire aboutir ce projet à long terme. Autre étude, celle commanditée par le Conseil de coopération des pays arabes du Golfe Persique qui couvre pour l’essentiel le corridor reliant le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Qatar, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis et Oman. Enfin, il y a celle menée par Euromed pour les pays de la zone Mena afin de déterminer un Plan d’action régional en faveur du transport (2007-2013). Cette étude vise à intensifier la coopération entre les pays de la région méditerranéenne dans le domaine des transports.
(suite dans le magazine)

