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Le Rail n°157. Juin 2009  

Le Caire : les Français restent en seconde phase

LES travaux de la 3e ligne de métro du Caire ont commencé à l’automne 2008… et déjà le maître d’ouvrage, la National Authority for Tunnels (NAT), prépare la seconde phase. Et ce sont les entreprises françaises déjà adjudicataires de la première section qui ont été retenues à nouveau : Alstom et Thales pour la signalisation, Vinci Construction et Bouygues pour le génie civil (associées aux groupes égyptiens Arab Contractors et Orascom), Colas Rail pour les équipements électromécaniques en station, Eurovia pour la pose des voies.

Cette deuxième série de contrats a été signée le 29 juin au Caire, sous l’oeil bienveillant des politiques : Mohamed Mansour, le ministre des Transports côté égyptien, et Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur côté français. Les contrats de la 2e phase représentent un montant total de 420 M.€ (dont 16 M.€ pour Thales, 25 M.€ pour Alstom, 65 M.€ pour Colas… et surtout 250 M.€ pour le groupement en charge du génie civil). Ils prolongent une coopération franco-égyptienne débutée avec la ligne 1 puis la ligne 2, il y a près de trente ans. Les deux lignes, d’une longueur totale de 66 km, ont été mises en service respectivement en 1987 et 1996.

Pour la ligne 3, rien n’était pourtant joué d’avance. Les travaux ont été scindés en quatre phases et pour chaque phase il n’y a plus un consortium intégrant l’ensemble des opérations mais cinq marchés différents de manière à faire jouer au maximum la concurrence. L’obtention des marchés pour la 1re phase ne garantissait d’ailleurs rien pour les phases suivantes. Face aux entreprises françaises, les groupements chinois, japonais ou allemands déjà candidats pour la 1e phase avaient eux aussi remis une offre.

A terme, la ligne 3 du Caire s’étendra sur 33 km avec une orientation générale estouest, entre Imbaba (nord-ouest de l’agglomération) et Héliopolis (nord-est), avec un embranchement desservant l’aéroport international. La ligne franchira notamment les deux bras du Nil et sera réalisée en très grande majorité au tunnelier compte tenu de la géologie du sous-sol. Un tunnelier à pression de boue Herrenknecht, de 9 m de diamètre, est d’ailleurs à l’oeuvre depuis l’automne dernier.

(suite dans le magazine)