LES travaux de la 3e ligne de métro
du Caire ont commencé à l’automne
2008… et déjà le maître d’ouvrage,
la National Authority for Tunnels
(NAT), prépare la seconde
phase. Et ce sont les entreprises françaises
déjà adjudicataires de la première
section qui ont été retenues à nouveau :
Alstom et Thales pour la signalisation,
Vinci Construction et Bouygues pour le
génie civil (associées aux groupes égyptiens
Arab Contractors et Orascom),
Colas Rail pour les équipements électromécaniques
en station, Eurovia pour la
pose des voies.
Cette deuxième série de contrats a été signée
le 29 juin au Caire, sous l’oeil bienveillant
des politiques : Mohamed Mansour,
le ministre des Transports côté
égyptien, et Anne-Marie Idrac, secrétaire
d’Etat au Commerce extérieur côté français.
Les contrats de la 2e phase représentent
un montant total de 420 M.€
(dont 16 M.€ pour Thales, 25 M.€ pour
Alstom, 65 M.€ pour Colas… et surtout
250 M.€ pour le groupement en charge
du génie civil). Ils prolongent une coopération
franco-égyptienne débutée avec la
ligne 1 puis la ligne 2, il y a près de trente
ans. Les deux lignes, d’une longueur
totale de 66 km, ont été mises en service
respectivement en 1987 et 1996.
Pour la ligne 3, rien n’était pourtant joué
d’avance. Les travaux ont été scindés en
quatre phases et pour chaque phase il n’y
a plus un consortium intégrant l’ensemble
des opérations mais cinq marchés différents de manière à faire jouer au
maximum la concurrence. L’obtention
des marchés pour la 1re phase ne garantissait
d’ailleurs rien pour les phases suivantes.
Face aux entreprises françaises,
les groupements chinois, japonais ou allemands
déjà candidats pour la 1e phase
avaient eux aussi remis une offre.
A terme, la ligne 3 du Caire s’étendra sur
33 km avec une orientation générale estouest,
entre Imbaba (nord-ouest de l’agglomération)
et Héliopolis (nord-est),
avec un embranchement desservant l’aéroport
international. La ligne franchira
notamment les deux bras du Nil et sera
réalisée en très grande majorité au tunnelier
compte tenu de la géologie du
sous-sol. Un tunnelier à pression de
boue Herrenknecht, de 9 m de diamètre,
est d’ailleurs à l’oeuvre depuis
l’automne dernier.
(suite dans le magazine)