Organisé de manière quasi-simultanée
avec celui consacré Ã
la ligne à grande vitesse (LGV)
Poitiers-Limoges et avant celui
s’intéressant à la LGV Paris-Calais
via Amiens (planifié pour le 2e semestre
2007, voir page 6), le débat public
durera jusqu’au 29 décembre. Il
s’articule autour de quatre interrogations
essentielles :
est-il nécessaire de développer le réseau
ferroviaire entre Bordeaux et l’Espagne,
compte tenu des trafics estimés ?
si oui, quel type d’infrastructure retenir :
mise à quatre voies de la ligne
existante ou réalisation d’une ligne
nouvelle ?
si une infrastructure de type ligne
nouvelle est retenue, quel scénario
faut-il privilégier et quelles dessertes
sont envisageables ?
quel est l’intérêt socio-économique
du projet ?
En raison du fort développement
des échanges entre la
péninsule ibérique, la France
et les autres pays de l’Union
Européenne, les flux de marchandises
et de voyageurs
vont s’accroître fortement
d’ici 2025 sur les infrastructures
de la façade atlantique.
Le trafic de marchandises
passerait en effet de 47 M.t
en 2003 Ã une fourchette
comprise entre 80 et 105 M.t
en 2020. Celui de voyageurs
augmenterait dans les
mêmes proportions : 35 millions
en 2003, 54 Ã 73 millions
en 2020.
A la frontière franco-espagnole,
la répartition de ces flux entre
les modes terrestres est aujourd’hui
très inégale. Pour les marchandises, ce
sont seulement 2,4 M.t qui ont été
échangées par rail en 2003. Le flux de
poids lourds dépassait alors les 8 000
par jour, en augmentation spectaculaire
depuis vingt ans (seulement 1 380
poids lourds quotidiens en 1985).